Interview burlesque : Valentina del Pearls

Après Juliette Dragon ou Miss Liz Chérie, c’est au tout de Valentina Del Pearls, effeuilleuse burlesque depuis 8 ans de répondre à nos questions, découvrez la à travers une interview !


Zoom sur Valentina del Pearls

valentina del pearls burlesque
Valentina del Pearls dans son numéro de la sardine

Julie : Salut Valentina ! Tout d’abord, un grand merci d’avoir accepté de répondre à mes petites questions. C’est un honneur d’avoir une effeuilleuse telle que toi dans ma galerie de portraits ! Tu es un peu la figure du burlesque en France, avec tes numéros drôles, glamour et légers. Pourrais-tu nous raconter tes débuts, comment tu es « tombée dans la marmite » du burlesque ?

Valentina : C’est Cerise Diva Champomy qui m’a fait découvrir le burlesque en 2005 en m’invitant à voir jouer sa troupe dans laquelle officiait également Miss Glitter Painkiller. J’ai tout de suite adoré et exprimé mon désir d’en faire. Aussi, quand elles fondèrent Les Bump ‘N’ Grind Honeys, elles m’ont de suite intégrée au projet. J’ai présenté mon tout premier numéro solo, la Corrida, à la Convention Tattoo de Nantes avec un costume fait de trois pauvres bouts de tissu. Il a bien changé depuis!

Il paraît qu’une effeuilleuse mange burlesque, dort burlesque, en un mot : vit burlesque. Comment cela se traduit-il chez toi ?

Le burlesque m’a fait devenir une vraie geek. Je suis sans cesse rivée à mon téléphone et à mes emails et la première chose que je fais en me réveillant est d’allumer mon ordinateur. Je suis non seulement à fond dans le travail de mes numéros, de mes costumes etc… mais ce sont surtout les activités du Burlesque Klub qui me prennent le plus de temps : l’organisation des soirées, la communication, le site internet. Je me suis même mise au graphisme pour créer de petits flyers. Sans parler des billetteries en ligne de mes spectacles que je surveille parfois toutes les 5 minutes. Je ne sais pas comment j’ai évité le burn out !

burlesque valentina del pearls

Cette année, on a pu te voir au Pink Paradise à Paris, au Festival Off d’Avignon et dans moults endroits. Mon petit doigt m’a dit qu’un nouveau spectacle assez grandiose, Cabaret Burlesque, va voir le jour, dans une salle fabuleuse. Pourrais-tu nous en parler ?

« Cabaret Burlesque » est justement le spectacle que j’ai présenté cet été à Avignon. C’est une soirée burlesque que je veux exclusivement réserver à des salles de théâtres contrairement à certains autres de mes spectacles. Je privilégie surtout des numéros drôles, dynamiques et/ou rock ‘n’ roll. La vision du burlesque que j’ai toujours défendue en somme. Après Nice et Avignon, le spectacle a trouvé un écrin parfait. La Nouvelle Seine est une péniche au pied de Notre Dame. C’est d’abord un bar restaurant aux airs de loft et, en sous-sol, se cache une magnifique salle de théâtre de 120 places. Sa superbe scène avec son rideau rouge pailleté et sa guirlande lumineuse font toujours beaucoup d’effet. Nous avons la chance d’y jouer tous les samedis jusqu’au 28 décembre.

Quelle est la prestation sur scène que tu as faite, et qui t’as le plus marqué ? Ton meilleur souvenir ?

J’en ai deux et ce sont un peu des dates « groupie ». Le premier est un show au Bataclan que j’ai fait avec Miss Glitter Painkiller en première partie du groupe américain Eels, que j’aime beaucoup. Le deuxième gros souvenir a été de danser pendant le concert des Puppetmastaz devant une Gaîté Lyrique pleine à craquer. Mémorable.

Juste pour ma satisfaction personnelle (et pour celle des lectrices curieuses), pourrais-tu me raconter l’histoire du numéro de la Sardine ? A la fois comique, touchant et décalé, il m’a tellement fait rire !

Son histoire est assez longue ! Tout a commencé il y a quelques années dans un restaurant avec Vendetta Vain, une amie effeuilleuse écossaise. Nous blaguions sur les numéros les plus fous que nous aimerions voir sur scène. Elle me suggère un numéro de sirène dans une boîte de Fish&Chips ! C’est d’ailleurs elle également qui m’a conseillé de faire mon numéro Burlesque Corp (la secrétaire hystérique qui finit par s’étrangler avec ses fils de téléphones). C’est resté dans un coin de ma tête quelques temps jusqu’à une discussion avec Marie Cazenave du Boudoir de Marie. Elle me parlait de son admiration pour Carmen Miranda et pensais que je devrais tenter un numéro proche de mes origines portugaises. J’ai pensé alors aux vendeuses à la criée de mon enfance qui passaient dans les rues avec des énormes poubelles en plastique pleine de sardines sur la tête, bingo ! J’avais trouvé mon délire.
J’ai construit ce numéro comme une parodie des numéros classiques de sirène où une belle pin-up très glamour se pavane dans un coquillage géant. A la place, je me badigeonne d’huile et me baigne dans des petits légumes. Au dernier festival burlesque de Stockholm, Armitage Shanks m’a fait l’immense honneur de présenter ce numéro comme « la Venus de Boticelli du pauvre ». C’était juste parfait.

Les secrets de beauté d’une effeuilleuse burlesque

interview valentina del pearls

Quel est le produit de beauté qui ne te quitte pas, ton petit chouchou du moment ? Je sais que la trousse à maquillage d’une effeuilleuse burlesque ressemble beaucoup à un semi-remorque, le choix va être cornélien !

J’adore les cosmétiques, je teste tout. Je suis même abonnée à des « beauty box ». Du coup, j’ai plein de mini versions de produits et j’ai toujours une mini trousse à maquillage et une mini trousse de toilette dans mon sac. L’effet gadget y est pour beaucoup je pense. Sinon, j’ai surtout besoin de trois choses dans la vie : un eye-liner, un rouge à lèvres « russian red » de Mac et surtout la touche éclat d’Yves Saint Laurent !

Enfin, pourrais-tu dire à nos lectrices un de tes secrets de beauté, que l’on s’empressera de copier pour être aussi belle et pailletée que toi !

Ne me considérant pas forcément comme une spécialiste en la matière, tu me fais un compliment ! Disons que si j’avais une meilleure hygiène de vie, je serais encore plus belle haha ! J’ai arrêté de fumer en grande partie pour ma peau. Prochaine étape le sport ! Et peut-être boire plus de thé vert et moins de champagne…

 

Vous êtes effeuilleuse burlesque ?

Vous aussi, vous êtes dans le milieu du burlesque ? Vous voulez nous raconter vos meilleures anecdotes et vos secrets de beauté ? N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact !

 

Laisser un commentaire

nom*

email* (pas publié)

site web